Qui suis-je ?
Parcours
Tout commence gamin : des week-ends entiers en forêt, et ces heures passées au musée des sciences naturelles, planté devant la salle consacrée à l’histoire de la Terre. Cette fascination ne m’a jamais quitté. À 18 ans, je consacre mon travail de fin d’études au réchauffement climatique, puis je me lance dans des études de géographie : comprendre le fonctionnement du système Terre, la façon dont les paysages sont façonnés par les éléments comme par l’humain, les dynamiques des écosystèmes et les menaces qui pèsent sur eux.
Cette envie de contribuer à préserver l’environnement, j’en ai fait un métier. Pendant plus de quinze ans, chercheur puis attaché scientifique, je navigue entre climat, eau, énergie, agrométéorologie, biodiversité, mobilité, territoire, à la croisée des sciences de la Terre et des enjeux sociaux et environnementaux. Cette pluridisciplinarité est devenue mon expertise : me plonger dans un nouveau domaine et en saisir rapidement la logique et les enjeux. En chemin : des campagnes de forage de glace en Arctique et en Antarctique.
La data, elle, s’est imposée d’elle-même : des jeux de données toujours plus lourds, qu’il a bien fallu apprendre à dompter. Je me suis formé sur le tas, et j’ai transformé la contrainte en savoir-faire. J’y ai découvert le code comme un artisanat, où la créativité compte autant que la rigueur.
Ma boussole n’a pas changé : la méthode scientifique, pour réduire les biais et décider sur des faits plutôt que sur des impressions. Autodidacte du logiciel, j’en garde des réflexes pragmatiques : technologies éprouvées plutôt que dernier outil à la mode, travail reproductible et versionné, open source pour l’accessibilité, la transparence et la pérennité. Et un savoir-faire central : comprendre un besoin métier et le traduire en une solution qui fonctionne, qu’on peut auditer, et qui rend la donnée intelligible pour celles et ceux qui décident.
En dehors du travail
La même rigueur qui guide mon travail me rend lucide sur l’état du monde : quand on regarde les données en face (le franchissement des limites planétaires, par exemple), difficile de rester les bras croisés. Plus généraliste que spécialiste, attentif aux dynamiques systémiques de la crise environnementale, je cherche à inscrire chaque décision dans une perspective globale, pour éviter l’écueil des solutions qui règlent un bout du problème en en déplaçant un autre. Mes engagements prolongent cette cohérence, au travers de mes intérêts pour la permaculture, l’auto-construction, la souveraineté numérique et le mouvement biorégionaliste.
Le reste du temps, j’aime m’évader en montagne, courir en forêt, me faufiler en ville sur mon vélo, ciseler des playlists qui distillent des ambiances musicales bien spécifiques, mixer de la musique électronique, mettre les mains dans la terre, philosopher sur l’origine de l’univers et de la vie ainsi que sur la nature de la conscience, sans jamais me lasser de m’émerveiller devant le vivant.
Vous n’avez pas besoin de partager toutes mes convictions pour qu’on travaille bien ensemble : juste un projet où des données fiables aident à décider, et un peu de terrain commun. Data, géospatial, reproductibilité : si c’est votre monde, parlons-en.